Et si le sucre réunionnais devenait officiellement un produit d’exception aux yeux de l’Europe et du monde ?
Après la vanille, un deuxième emblème agricole de l’île pourrait bientôt bénéficier d’une Indication Géographique Protégée (IGP). Une étape décisive vient d’être franchie : l’État a homologué le cahier des charges de la dénomination « Sucre de l’île de La Réunion », ouvrant la voie à une reconnaissance européenne majeure.
Une nouvelle qui résonne comme un tournant pour toute la filière canne-sucre, pilier économique et culturel du territoire.
Une avancée officielle publiée au Journal officiel
Un arrêté paru au Journal officiel du 1er février 2026 marque un moment clé pour l’agriculture réunionnaise. L’homologation du cahier des charges constitue une étape indispensable avant l’envoi du dossier à la Commission européenne.
Concrètement, cela signifie que La Réunion se rapproche d’un label prestigieux, capable de renforcer la notoriété du sucre produit sur l’île bien au-delà de l’océan Indien.
L’IGP : un label européen de qualité reconnu à l’international
L’Indication Géographique Protégée est un signe officiel de qualité attribué par l’Union européenne.
Ce label garantit qu’un produit possède une réputation ou des caractéristiques liées à un territoire précis. Contrairement à d’autres certifications, tous les ingrédients ne doivent pas forcément provenir de la zone concernée, mais au moins une étape essentielle du processus doit y être réalisée.
Dans le cas du sucre réunionnais, l’ambition est claire : faire reconnaître un savoir-faire local unique, ancré dans l’histoire de l’île.
Une IGP qui couvrirait tout le processus du sucre réunionnais
Pour le projet « Sucre de l’île de La Réunion », l’IGP porterait sur l’ensemble de la chaîne :
- culture de la canne
- récolte
- transformation
- production du sucre
- commercialisation
L’objectif est de valoriser non seulement l’origine géographique, mais aussi la qualité du sucre réunionnais, fruit d’un terroir volcanique, d’un climat spécifique et d’un savoir-faire transmis depuis des générations.
Une reconnaissance possible dès 2026… mais un processus long
Le dossier va désormais être examiné par la Commission européenne. Cette phase de validation peut prendre entre six mois et deux ans.
Si tout se déroule favorablement, le sucre pourrait devenir le deuxième produit réunionnais officiellement protégé par une IGP, un événement symbolique fort pour l’île.
Après la vanille, un deuxième produit emblématique mis à l’honneur
La vanille de La Réunion a obtenu son IGP en août 2021. Reconnue pour sa couleur brun chocolat et sa douceur aromatique, elle a ouvert la voie à une meilleure visibilité des produits réunionnais sur le marché européen.
Aujourd’hui, c’est le sucre qui pourrait suivre ce chemin, renforçant la place de La Réunion parmi les territoires producteurs de qualité.
Un enjeu économique, culturel et identitaire
La canne n’est pas qu’une culture : elle fait partie de l’identité réunionnaise. Elle structure les paysages, soutient des milliers d’emplois et représente un héritage agricole majeur.
Une IGP serait donc bien plus qu’un simple label : ce serait une reconnaissance officielle du travail des planteurs, des usines, et de toute une filière qui continue de faire vivre l’île.
Une fierté réunionnaise en marche
Dans une Europe où plus de 1 350 produits bénéficient déjà d’une IGP, dont 260 en France, voir apparaître le « Sucre de l’île de La Réunion » serait un signal fort : celui d’un territoire ultramarin capable de porter haut ses produits et son savoir-faire.
Le sucre réunionnais pourrait bientôt devenir, lui aussi, un ambassadeur officiel du goût et du patrimoine de l’île.






















0 Comments