Agriculteurs en colère : deux Réunionnais placés en garde à vue après une action près du ministère de l’Agriculture

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La tension est montée d’un cran ce mercredi 14 janvier à Paris. Lors d’une mobilisation nationale organisée par la Confédération paysanne, près de deux cents agriculteurs venus de l’Hexagone et des Outre-mer ont mené une action coup de poing à proximité du ministère de l’Agriculture. L’opération s’est soldée par l’interpellation de 52 manifestants, dont deux agriculteurs réunionnais membres de la CGPER, placés en garde à vue.

Une mobilisation nationale aux accents ultramarins

Depuis plusieurs semaines, la colère gronde dans le monde agricole. En cause notamment : l’accord d’association entre l’Union européenne et le Mercosur, jugé dangereux pour les filières locales, ainsi que la gestion de la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire qui frappe les cheptels français.

À l’appel de la Confédération paysanne, une centaine d’agriculteurs se sont rassemblés mercredi dans le 13ᵉ arrondissement de Paris, non loin du ministère de l’Agriculture. Parmi eux figuraient des représentants des filières agricoles ultramarines, venus porter des revendications spécifiques aux réalités des DROM.

Une intrusion pour alerter les pouvoirs publics

Dans le cadre de cette action, les manifestants ont pénétré dans une annexe du ministère, la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE). L’objectif affiché : lancer un cri d’alarme sur les difficultés structurelles rencontrées par les agriculteurs, en particulier dans les territoires ultramarins.

« La colère qui s’exprime depuis des semaines dans l’Hexagone fait écho aux difficultés que rencontrent les paysan·nes des DROM », a souligné la Confédération paysanne.

Cinquante-deux interpellations, dont deux Réunionnais

L’intervention rapide des forces de l’ordre a conduit à l’interpellation de 52 personnes, toutes placées en garde à vue. Parmi elles, deux agriculteurs réunionnais, identifiés comme un secrétaire du conseil d’administration de la CGPER et l’un de ses membres.

Jean-Michel Moutama, président de la CGPER, a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation :

« Ces placements en garde à vue interviennent dans un contexte de mobilisation visant à alerter les pouvoirs publics sur les difficultés structurelles du monde agricole, et en particulier celles rencontrées dans les territoires ultramarins. »

Selon la Confédération paysanne, des responsables agricoles de Guyane et de Martinique figurent également parmi les personnes interpellées. Un représentant du ministère de l’Agriculture a déposé plainte, a précisé la préfecture de police de Paris.

Appel à l’apaisement et mobilisation de soutien

Face à ces interpellations, la Confédération paysanne et la CGPER appellent à l’apaisement et au dialogue. Elles rappellent leur attachement au droit de manifester et demandent l’ouverture rapide de discussions constructives avec les autorités.

Un rassemblement de soutien est prévu ce jeudi 15 janvier à 14 heures (heure de Paris) devant le commissariat du 13ᵉ arrondissement. Des parlementaires ultramarins ont également été sollicités pour apporter leur soutien aux agriculteurs interpellés.

Pour la CGPER, la défense des exploitations agricoles, de la souveraineté alimentaire et des réalités des DROM ne peut se résoudre à des réponses exclusivement répressives, mais doit passer par une écoute réelle et des décisions politiques fortes.


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