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Les régions ultramarines bénéficieront du plan de relance européen

Malgré une bataille féroce menée contre les « frugaux » de l’Europe, l’Union a accouché d’un plan de relance de 750 milliards d’euros. Au terme d’une négociation marathon , les Européens se sont mis d’accord sur les 750 milliards d’euros consacrés à la relance économique ainsi que sur 1 074 milliards d’euros dédiés au budget européen pour les années 2021 à 2027.

Dans le cadre des négociations à Bruxelles, la France a défendu des demandes spécifiques pour les territoires d’outre-mer qui ont été entendues et actées.  Pour ces derniers, cet accord comporte des avancées majeures : ils figurent parmi les principaux bénéficiaires du budget de l’UE.

Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer explique que « plus qu’ailleurs, dans les Outre-mer, la relance économique devra prendre en compte la spécificité des territoires. C’est pourquoi il était important d’obtenir plus de moyens pour nos régions ultra périphériques, qui font face à des défis structurels liés à leur insularité. Les avancées obtenues cette nuit par le Président de la République en leur faveur permettent d’y assurer une reprise économique durable, en conciliant croissance et préservation de l’environnement. Cela constitue une première étape dans la déclinaison des plans de relance par territoire et c’est historique. »  

Dans les faits, le plan se déclinera en trois grands points pour les régions ultramarines, a fait savoir le ministère en charge des Outre-mer :

  • L’allocation spécifique pour les régions ultra-périphériques – La Réunion, Guyane, Martinique, Guadeloupe, Mayotte, Saint-Martin –, qui vise à compenser les surcoûts liés à l’ultra-périphéricité (par exemple l’aide au coût du fret pour les entreprises ultramarines) est augmentée de 33%, soit un montant total de 1 928 millions d’euros pour l’ensemble des régions ultra-périphériques contre 1 400 millions d’euros dans le précédent compromis.
  • L’enveloppe allouée aux pays et territoires d’outre-mer – notamment la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie Française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélémy, les Terres Australes et Antarctiques Françaises, Wallis-et-Futuna – s’élève à 444 millions d’euros : la part territorialisée de cette enveloppe augmente de 4% en euros courants par rapport à la génération 2014-2020.
  • Afin de soutenir la relance économique en Outre-mer, le taux de co-financement maximal des projets a été maintenu à 85%, comme pour la précédente génération (alors que la proposition initiale, soumise à négociation, abaissait ce taux à 70%). Cela veut dire que l’Europe pourra financer très majoritairement les projets dans les DROM (par exemple des infrastructures), à hauteur de 85% du montant total éligible.
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JP Junior

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