Dans un contexte international marqué par des tensions autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, les inquiétudes grandissent sur les conséquences pour les territoires dépendants des importations. À La Réunion, cette situation relance le débat sur l’autonomie énergétique.
Dans un communiqué, Isaline Tronc, à l’origine du mouvement L’Énergie Citoyenne en Action, appelle à une mobilisation rapide des pouvoirs publics pour accélérer le développement du solaire sur l’île.
Une dépendance encore forte
Aujourd’hui, environ 35 % de l’électricité produite à La Réunion provient des énergies renouvelables. Le solaire représente entre 15 et 20 % de cette production. Une progression notable en dix ans, mais jugée insuffisante face aux enjeux actuels.
L’île reste fortement dépendante des énergies fossiles importées. Une situation qui expose directement les Réunionnais aux variations des prix et aux risques d’approvisionnement.
Le solaire comme réponse immédiate
Pour Isaline Tronc, la solution existe déjà : le soleil. Elle défend un développement massif du photovoltaïque, accessible aux particuliers comme aux collectivités.
L’objectif avancé est ambitieux : atteindre rapidement 30 à 40 % d’électricité produite grâce au solaire.
Ce déploiement concernerait :
- les maisons individuel
- lesles logements collectifs
- les bâtiments publics
L’idée centrale : produire directement chez les citoyens pour réduire la dépendance extérieure.
Un enjeu de pouvoir d’achat
Au-delà de la question énergétique, l’impact économique est au cœur du débat. Produire localement permettrait de limiter la hausse des coûts liés aux importations.
Chaque kilowattheure produit sur l’île représente une dépendance en moins. Un levier direct pour protéger le pouvoir d’achat des ménages.
Une opportunité pour l’emploi
Le développement du solaire pourrait aussi générer des emplois locaux : installation, maintenance, ingénierie. Une dynamique économique qui suppose toutefois d’anticiper les besoins en matériaux et en compétences.
Un appel à l’action
Face à ces enjeux, Isaline Tronc demande l’organisation d’une réunion d’urgence réunissant l’État, les collectivités et les acteurs locaux.
Le message est clair : le modèle actuel atteint ses limites. La transition énergétique ne peut plus attendre.
À La Réunion, le potentiel est là. Reste à savoir si les décisions suivront.





















0 Comments