Face à l’impatience du monde agricole, le Palais de la Source a été le théâtre d’une réunion cruciale ce mercredi 11 février. Le Département et la Chambre d’Agriculture ont fait front commun pour annoncer des avancées majeures sur le versement des aides et la gestion de l’eau. Objectif : rassurer une profession sous pression.
Par la rédaction de Journal.re
Des paiements qui s’accélèrent enfin
C’était le point de tension majeur : les retards liés au dispositif européen FEADER 2023-2027. Malgré des blocages techniques nationaux, le Département de La Réunion tire son épingle du jeu.
Les chiffres clés annoncés :
- 31 millions d’euros ont déjà été versés aux agriculteurs depuis juillet 2025.
- 13 dispositifs sont désormais ouverts au paiement (dont la mécanisation des exploitations, tout récemment).
- Top 5 national : La Réunion se classe parmi les autorités de gestion les plus performantes de France avec un taux d’engagement de près de 40%.
« Les choses évoluent positivement. Nous avons toujours œuvré avec bon sens pour assouplir les procédures », a rappelé le Président du Département, réaffirmant son rôle de bouclier pour la proximité.
L’eau, le nerf de la guerre : 15 nouvelles retenues collinaires
La sécurisation de l’eau reste le défi numéro 1 des exploitations. La collectivité passe à la vitesse supérieure :
- Déjà fait : 4,27 millions d’euros mobilisés sur fonds propres pour réhabiliter 111 retenues collinaires (176 000 m³ de stockage).
- À venir : L’intégration de ces travaux dans le FEADER va permettre de démultiplier les moyens.
- Projet PRODEO : La création d’une quinzaine de nouvelles retenues collinaires est officiellement lancée pour garantir la résilience de nos terres face à la sécheresse.
« Pas de rupture, mais une accélération »
Du côté de la Chambre d’Agriculture, on reconnaît les avancées tout en restant vigilant. L’accent est mis sur la replantation de la canne et l’installation des jeunes agriculteurs.
Le Département a également annoncé une mesure très attendue : la possibilité de verser des avances à hauteur de 50% sur l’ensemble des aides directes, afin de donner de l’air à la trésorerie des exploitations.






















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