Alors que l’année 2026 commence à peine, Madagascar fait face à une situation sanitaire sous étroite surveillance. Si les virus saisonniers restent attendus en cette période de pluies, l’apparition confirmée du Mpox (variole du singe) sur le territoire national marque un tournant préoccupant pour les autorités de santé publique.
Le Mpox : une alerte désormais locale
Longtemps perçu comme un risque lointain, le Mpox est aujourd’hui une réalité à Madagascar. Depuis la fin décembre 2025, le Ministère de la Santé Publique a confirmé plusieurs cas dans le pays, déclenchant des mesures d’urgence.
Les premiers foyers ont été identifiés à Mahajanga (région Boeny). Au 5 janvier 2026, le virus circule également dans Analamanga (Antananarivo) et le Vakinankaratra (Antsirabe). Les autorités recensent actuellement une quarantaine de cas confirmés, tandis que de nombreux cas suspects font l’objet d’un suivi médical renforcé.
Pour limiter la propagation, le port du masque est devenu obligatoire dans les universités et établissements d’enseignement supérieur depuis le 4 janvier 2026. Des barrages sanitaires, notamment à la sortie de Mahajanga, ont également été mis en place.
Les symptômes à surveiller
Le Mpox se manifeste le plus souvent par :
- une fièvre brutale, accompagnée de maux de tête et de douleurs musculaires ;
- un gonflement des ganglions (cou, mâchoire) ;
- une éruption cutanée caractéristique, avec des lésions évoluant vers des croûtes.
Toute personne présentant ces signes est invitée à consulter rapidement un centre de santé.
D’autres virus en circulation en saison des pluies
Cette alerte intervient dans un contexte déjà chargé sur le plan sanitaire. La saison des pluies favorise la circulation de plusieurs agents infectieux :
- La grippe saisonnière, responsable de nombreux syndromes fébriles ;
- Les virus respiratoires, dont le COVID-19 et le VRS, toujours surveillés, notamment chez les nourrissons ;
- Les maladies transmises par les moustiques, avec une recrudescence attendue de la dengue, du chikungunya et du paludisme.
Comment se protéger efficacement ?
Face à cette co-circulation virale, les autorités sanitaires appellent à une discipline collective et rappellent les gestes essentiels :
- Se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou du gel hydroalcoolique ;
- Limiter les contacts physiques, en particulier avec des personnes présentant des lésions cutanées ;
- Porter un masque dans les lieux clos et obligatoires dans les universités ;
- Consulter rapidement en cas de fièvre associée à une éruption cutanée. L’automédication est fortement déconseillée.
Une vigilance collective indispensable
Si le gouvernement estime la situation « sous contrôle », la rapidité de diffusion du Mpox dans les zones urbaines impose une vigilance immédiate et partagée. En ce début d’année 2026, la prévention reste le principal rempart pour éviter une aggravation de la situation sanitaire sur l’ensemble du territoire.






















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