Depuis plusieurs semaines, la grève qui affecte le service de collecte des déchets de la CIVIS continue d’avoir des conséquences visibles dans plusieurs quartiers de Saint-Pierre et de Petite-Île. Entre sacs poubelles qui s’accumulent, problèmes d’hygiène et nuisances liées aux animaux errants, habitants et professionnels doivent s’adapter à une situation qui s’éternise.
Les amas de déchets observés dans certaines rues suscitent l’inquiétude de nombreux riverains. Au-delà de l’aspect visuel, plusieurs habitants dénoncent des odeurs persistantes ainsi que la présence accrue de chiens et de chats errants qui éventrent les sacs laissés à l’extérieur en attendant leur ramassage.
Les restaurateurs en première ligne
Les professionnels de la restauration figurent parmi les plus impactés. À Saint-Pierre, un gérant de snack explique subir les conséquences de cette situation depuis près de trois semaines.
« Les poubelles sont sorties quotidiennement et rapatriées dans le local dédié. Habituellement, il y a trois passages par semaine. Nous produisons entre trois et quatre sacs poubelles par jour, sans compter les cartons vides », explique-t-il.
Selon lui, les perturbations de collecte compliquent fortement l’organisation quotidienne de son établissement.
« Nous devons respecter des normes d’hygiène strictes. Les déchets ne peuvent pas rester dans le snack et doivent être stockés dans les bacs du local poubelle. Quand les collectes ne sont pas effectuées, il devient difficile de trouver de la place. »
Des allers-retours en déchetterie pour limiter les nuisances
Face à cette situation, certains professionnels ont dû trouver des solutions temporaires.
« On surveille le moindre ramassage et on s’organise aussi avec des allers-retours en déchetterie pour éviter l’accumulation », témoigne le restaurateur.
Malgré ces efforts, les conséquences peuvent être importantes pour l’activité économique.
« Les poubelles peuvent entraîner des odeurs ou attirer des nuisibles dans les rues. Les clients ne connaissent pas toujours le contexte et peuvent penser que les commerçants sont responsables. Pourtant, nous subissons cette situation au même titre que les habitants. »
Une attente forte d’un retour à la normale
Alors que les négociations autour du conflit social se poursuivent, habitants et commerçants espèrent une reprise durable de la collecte afin d’éviter une aggravation des problèmes sanitaires.
Pour de nombreux professionnels, l’enjeu dépasse désormais la simple gestion des déchets : il s’agit aussi de préserver l’image des centres-villes, les conditions de travail et l’attractivité commerciale de secteurs déjà confrontés à plusieurs difficultés économiques.
Sources : Témoignage d’un restaurateur de Saint-Pierre, CIVIS, habitants concernés par les perturbations de collecte.




















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