Près de vingt ans après l’immense succès mondial de New Soul, Yael Naim se produit ce vendredi au Théâtre Plein Air de Saint-Gilles pour présenter son nouvel album Solaire. Une œuvre lumineuse et totalement autoproduite où l’artiste assume sa pleine maturité.
L’émancipation absolue par l’autoproduction
Pour concevoir Solaire, Yael Naim a fait un choix fort : devenir totalement indépendante et créer son propre label. Écriture, composition, arrangements, interprétation de la quasi-totalité des instruments et même mixage… l’artiste a tenu les rênes de bout en bout. « C’est une charge mentale différente, il a fallu apprivoiser des aspects très concrets comme la gestion administrative, mais cette liberté est infinie. Personne ne vient me dicter quoi faire ou me brider dans mes prises de risques artistiques », confie-t-elle.
Cette quête d’autonomie s’étend désormais aux arts visuels. Caméra au poing, elle a réalisé cette année 10 clips vidéo et capturé l’ensemble des photographies d’art illustrant son album lors de ses voyages. La pochette, la montrant en lévitation dans le désert, symbolise cette élévation libératrice.
« Cette liberté est infinie. Personne ne vient me dicter quoi faire ou me brider dans mes prises de risques artistiques. »
– Yael Naim au micro de Journal.re
Maternité, acceptation de soi et peinture
Interrogée sur son parcours de vie, Yael Naim évoque l’impact profond de la maternité qui a transformé son rapport au temps et à la création : « Avant d’avoir mes enfants, j’étais une femme-enfant sans véritable rythme, parfois centré sur moi-même. La maternité a tout relativisé et a structuré mes journées de façon magnifique. »
Sur Solaire, des titres comme La fille pas cool célèbrent le droit à l’imperfection et la volonté d’être accepté tel que l’on est. En parallèle de la musique, la peinture occupe une place essentielle dans sa vie d’artiste : un art plastique qui lui offre ce silence bienfaisant que le son ne peut pas apporter.
Sous le charme chaleureux de La Réunion
Pour sa venue aux Francofolies, Yael Naim a été immédiatement conquise par la douceur de vivre réunionnaise : « Dès qu’on arrive ici, tout le monde se dit bonjour dans la rue avec un sourire. Il y a une bienveillance naturelle et une biodiversité qui me rendent profondément heureuse. » Soucieuse de découvrir les trésors de l’île, l’artiste s’apprête à sillonner la Plaine des Sables et la rivière Langevin.
Le concert de ce vendredi au Théâtre Plein Air de Saint-Gilles est aussi l’occasion de retrouver sur scène un artiste qu’elle affectionne particulièrement : Aurus (Bastien Picot), qu’elle a connu à ses débuts au sein des SsingSsing Sisters lorsqu’il accompagnait ses tournées. « C’est un bonheur immense de le revoir aujourd’hui accompli dans son propre projet et de partager cette soirée avec lui », conclut-elle avec émotion.
À RETENIR : Yael Naim présente Solaire ce vendredi 4 septembre au TEAT Plein Air de Saint-Gilles dans le cadre des Francofolies. Retrouvez l’interview vidéo complète et les coulisses du concert sur Journal.re.





















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