L’éruption du Piton de la Fournaise continue de fasciner, attirant de nombreux curieux venus immortaliser le spectacle. Mais ce week-end, cette quête d’images impressionnantes a conduit six personnes à être verbalisées pour avoir fait voler leur drone dans une zone pourtant strictement interdite.
Les contrôles, menés par différentes unités de la Gendarmerie nationale, ont permis de relever plusieurs infractions : trois dans l’Enclos, deux du côté de Sainte-Rose près de la coulée, et une dernière par la brigade nautique. Les personnes concernées seront convoquées prochainement pour être entendues.
Ces infractions ne sont pas anodines. Le non-respect de la réglementation peut entraîner jusqu’à six mois d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende, avec des sanctions potentiellement plus lourdes selon les ccirconstances.
Si l’interdiction peut surprendre certains, elle répond à un enjeu majeur de sécurité. Les drones représentent un risque réel pour les hélicoptères mobilisés sur zone, qu’il s’agisse de missions de secours, de surveillance ou d’observation scientifique. Un appareil non autorisé peut gêner une intervention ou provoquer une collision, avec des conséquences potentiellement dramatiques.
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, la Gendarmerie nationale rappelle que si le volcan suscite l’émerveillement, les règles en place ne sont pas là par hasard. Derrière chaque éruption, des équipes sont mobilisées pour prévenir les risques et garantir la sécurité de tous.
Filmer une éruption avec un drone peut sembler tentant, mais cela reste à la fois illégal et dangereux. Respecter les consignes, c’est non seulement éviter de lourdes sanctions, mais aussi contribuer à la sécurité des secours et des autres visiteurs.





















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