Alors que de nombreux Réunionnais s’apprêtent à voyager durant les vacances scolaires, l’Agence régionale de santé (ARS) La Réunion appelle à la plus grande vigilance face à la circulation du virus de la Mpox (variole B) dans l’océan Indien.
Depuis le début de l’année 2026, 20 cas ont été confirmés sur l’île. Les enquêtes sanitaires menées par l’ARS et Santé publique France montrent que la majorité des personnes contaminées avaient récemment séjourné à Madagascar, où le virus continue de circuler activement.
Comment se transmet la Mpox ?
La Mpox se transmet principalement lors de contacts physiques étroits, notamment les rapports intimes.
Les principaux modes de transmission sont :
- le contact direct avec les lésions cutanées d’une personne infectée ;
- le contact avec des objets contaminés comme le linge, les vêtements, la literie ou la vaisselle ;
- les rapports sexuels, même avec l’utilisation d’un préservatif.
L’ARS rappelle que la transmission par voie respiratoire reste beaucoup plus rare et nécessite généralement un contact prolongé, en face-à-face, avec une personne malade.
La vaccination recommandée avant certains voyages
Avant un déplacement vers une zone où le virus circule activement, notamment Madagascar, les autorités sanitaires recommandent la vaccination préventive pour les personnes présentant un risque d’exposition.
Cette recommandation concerne notamment :
- les personnes susceptibles d’avoir de nouveaux partenaires sexuels ;
- les personnes ayant plusieurs partenaires ;
- les travailleurs et travailleuses du sexe ainsi que leurs partenaires ;
- certaines personnes immunodéprimées, après avis médical ;
- les professionnels de santé exposés.
À La Réunion, la vaccination est proposée sur rendez-vous dans trois centres :
- le Centre de vaccination internationale du CHU Nord ;
- le Centre de vaccination internationale du CHU Sud ;
- le CEGIDD Ouest.
Les gestes à adopter pendant le séjour
L’ARS recommande également d’adopter plusieurs mesures de prévention :
- se laver régulièrement les mains ;
- éviter tout contact rapproché avec une personne présentant une éruption cutanée ;
- ne pas partager des objets pouvant être contaminés comme le linge ou la vaisselle.
Ces gestes permettent de limiter le risque de transmission du virus.
Que faire au retour en cas de symptômes ?
Les premiers symptômes peuvent inclure une éruption cutanée, des ulcérations, de la fièvre, des ganglions ou un état de fatigue.
En cas de signes évocateurs après un voyage, il est recommandé :
- de contacter rapidement son médecin traitant ou le SAMU-Centre 15 ;
- de s’isoler immédiatement dans l’attente d’un avis médical.
En cas de confirmation de la maladie, l’isolement doit être maintenu jusqu’à la cicatrisation complète des lésions.
L’ARS rappelle également qu’une vaccination dite « réactive » peut être proposée aux personnes ayant été en contact avec un malade, idéalement dans les quatre jours suivant l’exposition, et au plus tard dans les quatorze jours.
Une campagne renforcée dans les aéroports
Face à l’augmentation des déplacements, l’ARS La Réunion renforce sa communication auprès des voyageurs.
Des messages de prévention sont désormais diffusés lors des réservations, dans les aéroports et à bord des avions.
Les compagnies aériennes, la Police aux frontières ainsi que les professionnels de santé ont également été sensibilisés afin de détecter rapidement d’éventuels cas et de limiter la propagation du virus.
Un numéro d’information pour les voyageurs
Les personnes souhaitant obtenir des informations ou des conseils peuvent contacter gratuitement Mpox Info Service au 0 801 90 80 69, accessible 7 jours sur 7, de 11 h à 1 h du matin.
Des informations complémentaires sont également disponibles sur le site de l’ARS La Réunion et sur la plateforme nationale dédiée à la Mpox.
À l’approche des vacances, les autorités sanitaires ne demandent pas aux Réunionnais de renoncer à leurs déplacements, mais de les préparer avec prudence. La vaccination pour les personnes concernées, l’adoption de gestes de prévention et une consultation rapide en cas de symptômes restent les meilleurs moyens de limiter la circulation de la Mpox dans l’océan Indien.






















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