À partir du 23 mars 2026, une nouvelle campagne de vaccination sera déployée dans les collèges de l’île afin de protéger les adolescents contre deux maladies potentiellement graves : les papillomavirus humains (HPV) et les infections à méningocoques. L’opération est menée conjointement par Agence Régionale de Santé La Réunion, l’Académie de La Réunion et la CGSS Réunion.
Cette campagne s’adresse aux élèves âgés de 11 à 14 ans, filles et garçons. Au total, plus de 14 000 collégiens sont concernés à La Réunion. Les vaccinations seront réalisées directement dans les établissements scolaires par des professionnels de santé issus notamment du CHU, du CHOR et du secteur libéral. Les parents devront simplement donner leur autorisation et fournir le carnet de santé de leur enfant.
Les autorités sanitaires rappellent que les papillomavirus humains sont extrêmement répandus. On estime que près de huit personnes sur dix seront exposées au virus au cours de leur vie. Chaque année en France, ces infections sont responsables de plus de 7 000 cancers, touchant principalement le col de l’utérus, mais aussi l’anus, l’oropharynx et d’autres organes. Une partie de ces cancers concerne également les hommes. La vaccination à l’adolescence permet de prévenir jusqu’à 90 % des infections à l’origine de ces cancers. C’est la raison pour laquelle les autorités de santé recommandent la vaccination dès l’âge de 11 ans, période où la protection est la plus efficace.
La campagne prévoit également la vaccination contre les méningocoques de types A, C, W et Y, responsables d’infections bactériennes graves. Les méningites à méningocoques restent rares, mais elles peuvent évoluer très rapidement et entraîner des complications sévères, voire un décès en quelques heures. En France, environ 500 cas sont recensés chaque année, avec plusieurs dizaines de décès. La vaccination constitue aujourd’hui la meilleure protection contre ces formes graves.
Les équipes médicales interviendront dans les collèges entre le 23 mars et le 24 avril 2026. Pour participer à cette campagne, les parents devront retourner le formulaire d’autorisation transmis par les établissements scolaires avant le 19 mars. Les vaccins sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, ce qui signifie qu’aucun frais ne sera demandé aux familles.
Les autorités sanitaires rappellent également que les parents qui le souhaitent peuvent faire vacciner leur enfant en dehors du cadre scolaire, auprès de leur médecin, d’un pharmacien, d’un infirmier ou d’une sage-femme.
À La Réunion, les données de Santé publique France montrent que la couverture vaccinale contre les HPV progresse, mais reste encore nettement inférieure à celle observée en métropole. Chez les adolescents nés en 2012, un peu plus d’un quart des filles ont reçu une première dose et la proportion est encore plus faible chez les garçons.
Les autorités sanitaires espèrent que cette campagne permettra d’accélérer la protection des jeunes Réunionnais et de rapprocher l’île de l’objectif national fixé pour 2030 : atteindre 80 % de couverture vaccinale afin de réduire fortement les cancers liés aux HPV et les infections graves à méningocoques.






















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