Le patrimoine, ce n’est pas que de vieilles pierres, c’est aussi l’avenir de notre territoire. Ce mardi 20 janvier 2026, l’Hôtel de la Préfecture a accueilli le 5ème Conseil local des territoires pour la culture (CLTC). Au programme : une stratégie ambitieuse pour protéger nos trésors, mais surtout une révolution technologique. LiDAR, Intelligence Artificielle et jeux vidéo s’invitent désormais dans l’histoire de La Réunion.
Le patrimoine comme moteur de développement
Présidé par le préfet Patrice Latron et animé par Marie Jo Lo Thong (DAC), ce conseil a réuni les élus de 20 collectivités ainsi qu’une armée d’experts : archéologues, architectes, conservateurs et créateurs de contenus.
L’enjeu est de taille : comment faire du patrimoine (naturel, immatériel ou architectural) un véritable atout pour l’aménagement de l’île ? La réponse tient en un mot : transmission. L’objectif est de rendre notre histoire accessible à tous, et particulièrement aux jeunes, en sortant le patrimoine des musées pour l’intégrer dans l’espace public.
LiDAR et IA : Le passé révélé par la tech
La grande nouveauté de cette session 2026 réside dans l’utilisation d’outils futuristes pour explorer notre passé :
La couverture LiDAR : Cette technologie de télédétection par laser permet de « voir » à travers l’épaisse végétation réunionnaise pour découvrir d’anciennes occupations ou structures archéologiques cachées.
L’Intelligence Artificielle et les Jeux Vidéo : Pour capter l’attention des nouvelles générations, le CLTC mise sur la création de doubles numériques d’expositions et l’utilisation du jeu vidéo pour « vivre » l’histoire de l’île de manière immersive.
Inventaires participatifs : Les habitants sont désormais invités à contribuer à la connaissance de leur quartier via des outils numériques simples.
Un « Zarlor » à protéger ensemble
Le Préfet a salué la synergie entre l’État et les collectivités locales. Des ressources comme la Fondation du patrimoine et le label Ville et pays d’art et d’histoire ont été mises en avant pour accompagner les projets d’ingénierie sur tout le territoire.
Car au-delà des chiffres et de la technologie, le patrimoine réunionnais reste notre « Zarlor » (trésor) commun. Le protéger, c’est préserver l’âme de l’île pour les générations futures.





















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