À l’approche des fêtes de fin d’année, le litchi péi, symbole incontournable de Noël à La Réunion, est au cœur de toutes les discussions. En cause : des prix qui flambent, aussi bien sur l’île qu’en Métropole, et des colis qui n’arrivent pas toujours à destination dans les temps. Une double peine pour de nombreuses familles réunionnaises.
Jusqu’à 20 euros le kilo en Métropole
En Métropole, le fruit rouge tant attendu atteint parfois près de 20 euros le kilo dans certaines grandes surfaces. Un tarif jugé excessif par de nombreux Réunionnais de l’Hexagone, qui comptent traditionnellement sur les envois familiaux pour retrouver un goût du pays pendant les fêtes.
L’envoi de colis, une alternative risquée
Face à ces prix élevés, de nombreuses familles sur l’île choisissent donc d’expédier elles-mêmes des litchis à leurs proches. Mais cette solution, censée être plus économique et surtout plus affective, se heurte à une réalité logistique compliquée : retards de livraison, délais non respectés et fruits qui supportent mal le transport.
Le litchi est un produit fragile, très sensible au temps et aux conditions d’acheminement. Lorsque les colis arrivent avec plusieurs jours de retard, les fruits sont souvent desséchés, fermentés, voire totalement impropres à la consommation.
Des déceptions à l’arrivée
C’est ce qu’a vécu Fred, dont le colis envoyé depuis La Réunion est arrivé bien après la date prévue. À l’ouverture, les litchis étaient abîmés, rendant impossible leur dégustation. Une déception d’autant plus forte que ces envois représentent bien plus qu’un simple fruit : ils symbolisent le lien avec la famille et la culture réunionnaise.
Entre attachement culturel et contraintes économiques
Cette situation met en lumière une problématique récurrente : le coût des produits péi, les difficultés d’acheminement et le sentiment, pour de nombreuses familles, de voir certaines traditions devenir de plus en plus difficiles à préserver. À Noël, le litchi n’est pas qu’un produit de saison, il est un marqueur identitaire fort.
👉 Entre flambée des prix et galères logistiques, les fêtes 2025 laissent un goût amer à de nombreux Réunionnais, sur l’île comme en Métropole.





















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