C’est le sujet qui fâche dans les salles des profs et les bureaux de l’administration. Ce mardi 3 février, un mouvement de grève national résonne particulièrement fort à La Réunion. En cause : une réforme des congés longue maladie (CLM) que les agents dénoncent comme une véritable « sanction financière » pour les ultra-marins. Entre écoles fermées et rassemblement à Saint-Denis, on vous explique le malaise.
Le concept de « Double Peine » : C’est quoi le problème ?
Pour les syndicats (FSU en tête), le nouveau décret sur les congés longue maladie est une pilule qui ne passe pas. Dans les DROM, tomber gravement malade signifierait désormais subir deux coups de massue :
- La baisse du salaire de base : Comme partout, le passage à demi-traitement après une certaine période.
- L’amputation de l’indexation : C’est la spécificité locale. La « prime de vie chère » est largement sabrée pendant le congé, alors que le coût du panier de courses, lui, ne baisse pas quand on est malade.
Saint-Denis : Un rassemblement sous tension
Dès 9h00 ce matin, plusieurs centaines d’enseignants et d’agents de la fonction publique se sont réunis devant la Préfecture à Saint-Denis. Entre les sifflets et les pancartes « Ma santé n’est pas une variable d’ajustement », les manifestants ont rappelé que les conditions de travail dans les îles sont déjà dégradées (écoles vétustes, manque de remplaçants).
Écoles : Le point sur les perturbations
Le mouvement est très suivi, entraînant une pagaille logistique pour de nombreuses familles :
- Saint-Joseph : Service minimum d’accueil (SMA) inexistant, cantines et garderies fermées. La mairie a conseillé aux parents de garder les marmailles à la maison.
- Saint-Benoît & Saint-Louis : Plusieurs établissements fonctionnent en « mode dégradé » avec un taux de grévistes dépassant les 25 % dans certaines écoles primaires.
- Dans le reste de l’île : Le fonctionnement est aléatoire, de nombreux professeurs du secondaire ayant également rejoint le mouvement.






















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