À La Réunion, plus de 19 000 véhicules sont potentiellement concernés par un défaut majeur d’airbags de la marque Takata, un problème de sécurité mondial qui refait surface sur l’île. Depuis plusieurs semaines, des automobilistes réunionnais découvrent que leur véhicule est immobilisé ou interdit de circuler, parfois sans solution immédiate de remplacement.
Les airbags en question, produits entre 2000 et 2017 par le fournisseur japonais Takata, sont reconnus pour présenter un risque d’explosion lors du déploiement. La cause ? Un défaut du gonfleur à base de nitrate d’ammonium, qui peut se dégrader avec le temps, notamment dans des climats chauds et humides comme celui de La Réunion. En cas d’accident, le coussin gonflable peut éclater violemment et projeter des fragments métalliques à très haute vitesse.
Ce défaut a déjà causé plus de 30 morts et 300 blessés à travers le monde, poussant Takata à faire faillite et les constructeurs à lancer une vaste campagne de rappel mondiale. À La Réunion, les autorités prennent le sujet au sérieux.
Le ministère de la Transition écologique a dressé une liste des véhicules interdits de circulation car trop dangereux, notamment ceux dotés des airbags les plus anciens. Selon la préfecture de La Réunion, environ 19 000 véhicules seraient actuellement concernés sur l’île.
Les modèles impactés incluent certaines séries de marques telles que Toyota, Honda, BMW, Nissan, Mazda, Mitsubishi, et d’autres. Les conducteurs concernés reçoivent un courrier ou un avis de leur constructeur, leur interdisant de rouler avec leur véhicule tant que l’airbag n’est pas remplacé.
La situation est complexe, notamment dans les territoires d’outre-mer comme La Réunion, où l’approvisionnement en pièces détachées peut être lent. De nombreux conducteurs se retrouvent donc sans solution immédiate, avec un véhicule immobilisé et sans voiture de remplacement.
Face au nombre croissant de cas, la préfecture rappelle que la sécurité routière est une priorité. Des opérations de communication sont actuellement menées pour informer les automobilistes réunionnais.
Les autorités recommandent de vérifier le numéro de série de leur véhicule sur le site de leur constructeur ou via le site du ministère de la Transition écologique, afin de savoir si leur véhicule est concerné.





















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