C’est une annonce qui risque de faire grincer des dents dans les couloirs de la mairie de Saint-Leu, mais qui devrait plaire aux contribuables. Rahfick Badat, candidat déclaré pour 2026, l’assure : s’il est élu, il ne touchera pas l’intégralité de ses indemnités de maire. Un coup de com’ ou une vraie volonté de rupture ? Le « docteur » de Saint-Leu pose le diagnostic : la politique doit cesser d’être un gagne-pain.
Par la rédaction de Journal.re
« Je ne viens pas pour l’argent »
À Saint-Leu, la campagne pour les municipales de 2026 est déjà lancée, et Rahfick Badat vient de lâcher une petite bombe sur son site officiel. Son constat est simple : alors que beaucoup de Saint-Leusiens tirent la langue en fin de mois, les indemnités des élus, elles, ne connaissent pas la crise.
Pour Badat, l’exemple doit venir d’en haut. Il s’engage, en cas de victoire, à réduire drastiquement ses indemnités de maire. L’idée ? Réinjecter cet argent « économisé » directement dans des projets de proximité ou pour soutenir les plus fragiles. Une manière de dire que pour lui, le mandat n’est pas un métier, mais une mission de service public.
Saint-Leu, un train de vie à revoir ?
Ce n’est pas la première fois que le train de vie des élus saint-leusiens est pointé du doigt, mais Badat en fait un axe majeur de son programme pour 2026. En s’attaquant au portefeuille, il touche une corde sensible : celle de la confiance entre les citoyens et la classe politique.
« On ne peut pas demander des efforts aux administrés si les élus ne sont pas capables d’en faire eux-mêmes », explique-t-on dans son entourage. Le candidat compte bien faire de la transparence financière son cheval de bataille pour déloger la majorité en place.
Un pari risqué ou gagnant ?
Réduire les indemnités est une promesse qui revient souvent en période électorale, mais rarement appliquée une fois le fauteuil de maire atteint. Rahfick Badat, lui, veut prouver sa bonne foi en l’écrivant noir sur blanc. Reste à savoir si cette « cure d’austérité » pour les élus suffira à convaincre les électeurs face aux poids lourds de la politique locale.
Une chose est sûre : à Saint-Leu, la bataille de 2026 ne se jouera pas seulement sur les routes ou les écoles, mais aussi sur le terrain de la morale publique.





















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