Une inquiétude qui monte dans l’océan Indien
La crainte d’une pénurie de carburant gagne du terrain à Madagascar comme aux Comores.
Face à cette situation, les autorités ont décidé d’agir rapidement pour éviter les ruptures dans les stations-service et limiter les comportements spéculatifs.
Des mesures strictes pour encadrer la distribution
Aux Comores, la décision est radicale.
La vente de carburant dans des contenants mobiles, comme les bidons ou les jerrycans, est désormais interdite. L’objectif est de contrôler les volumes distribués et éviter les achats massifs.
À Madagascar, la stratégie est plus nuancée. Compte tenu des longues distances et des réalités en zone rurale, la vente en jerrycan reste autorisée, mais limitée à 15 litres.
Une mesure encadrée par l’Office malgache des hydrocarbures, qui insiste sur la nécessité de garantir un accès équitable au carburant.
Éviter la spéculation et maintenir l’approvisionnement
Ces décisions visent avant tout à éviter les effets de panique.
En limitant les volumes, les autorités cherchent à empêcher les stocks excessifs et la revente à prix élevé, notamment dans certaines zones sensibles comme Antsiranana ou Nosy-Be.
Dans le même temps, des opérations d’approvisionnement sont en cours. Un pétrolier a récemment livré plusieurs milliers de tonnes de carburant aux Comores, tandis que des navires ravitaillent progressivement différentes régions de Madagascar.
Une situation encore sous contrôle
Pour l’instant, aucune rupture immédiate n’est annoncée.
Les autorités se veulent rassurantes, même si la vigilance reste de mise. La situation dépendra fortement de la régularité des livraisons dans les prochains jours.
Entre prévention et adaptation aux réalités locales, Madagascar et les Comores tentent d’éviter une crise plus large.
Une chose est sûre : dans un contexte insulaire, le carburant reste un enjeu stratégique majeur.
Sources :
- L’Express de Madagascar
- Alwatwan
- Habariza Comores
- 2424.mg





















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