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La Réunion : terre d’exil des souverains

Photo by Sergey Zhesterev on Unsplash

Nous sommes le 14 mars 1897. Le « Lapérouse” accoste à la Pointe-des-Galets. Il se murmure que la reine malgache Ranavalona III serait à son bord. Accompagnée de dix-neuf femmes de sa suite et de cinq dignitaires du royaume, dernière reine malgache sera accueillie par une foule de 1 500 à 2 000 personnes, présente sur les quais et le long de la voie ferrée reliant le port au chef-lieu, Saint-Denis. Ranavalona III meurt à Alger dans la villa Tananarive le 23 mai 1917 d’une embolie. Elle quitte la Réunion le 1er février 1899, deux ans après avant de rejoindre l’Algérie, toujours en exil.

La reine malgache partagera sa destinée d’exilé réunionnais avec le prince vietnamien Nguyễn Phúc Vĩnh. Porté au pouvoir par les autorités coloniales françaises, il régna de 1907 à 1916, jusqu’à l’échec de la révolte qu’il mena contre le Protectorat français. Intronisé le 3 septembre 1907, sous le nom dynastique de Duy Tân, le prince prendra la tête de la rébellion contre l’occupant français alors qu’il n’a que 16 ans. 

Ce qui vaudra au jeune empereur d’être détrôné, le 13 mai 1916 par le gouvernement français et exilé à l’île de La Réunion. Contrairement à la reine Ranavalona III, il y commencera une nouvelle vie en s’intégrant et s’investissant comme citoyen sur sa terre d’accueil.

JP Junior

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