À La Réunion, la progression du « dou », une drogue de synthèse appartenant à la famille des cathinones, inquiète de plus en plus les professionnels de santé, les associations et les autorités. Très addictive, cette substance est aujourd’hui considérée comme l’un des principaux défis en matière de lutte contre les addictions sur l’île.
Selon les acteurs de terrain interrogés par Imaz Press, une seule consommation peut suffire à déclencher une dépendance. Depuis près de deux ans, les structures d’accompagnement constatent une augmentation du nombre de personnes touchées, avec des conséquences qui dépassent largement le cadre de la santé. Les familles se retrouvent confrontées à des situations de violence, de précarité et de rupture des liens familiaux.
Les autorités observent également une forte progression du trafic. Entre le 1ᵉʳ janvier et le 15 mai 2026, les saisies de kétamine et de cathinones, dont fait partie le « dou », ont augmenté de 305 % par rapport à la même période de l’année précédente. Les quantités interceptées approchent déjà celles enregistrées sur l’ensemble de l’année 2025.
Face à cette situation, l’État a lancé un plan régional de lutte contre les drogues et le narcotrafic. Il repose sur trois axes : renforcer la prévention, intensifier la lutte contre les réseaux criminels et améliorer la prise en charge des personnes en situation d’addiction.
Pour les professionnels de santé et les bénévoles, la mobilisation de tous reste indispensable afin de limiter la propagation de cette drogue de synthèse et d’éviter que davantage de familles réunionnaises ne soient confrontées à ses conséquences.





















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