C’est une roulette russe macabre qui se joue de plus en plus souvent sur les lignes entre la métropole et La Réunion. Trois individus ont été interceptés cette semaine à l’aéroport Roland Garros. Le verdict est tombé : derrière le « gain facile » promis par les trafiquants, se cachait une bombe à retardement de 98 ovules de cocaïne. Un kilo de poudre blanche qui aurait pu les tuer en plein vol.
Le flair des douaniers et le passage au scanner
Le scénario est tristement classique, mais toujours aussi risqué. Repérés pour leur comportement nerveux à la sortie de l’avion, les trois suspects ont été conduits à l’hôpital de Bellepierre. Le scanner n’a laissé place à aucun doute : leurs estomacs étaient remplis de corps étrangers.
Au total, ce sont 98 ovules de cocaïne pure qui ont été expulsés sous surveillance médicale. Un record inquiétant qui montre que les réseaux de trafic ne reculent devant rien pour inonder le marché réunionnais.
Pourquoi on parle de « Vols de la mort » ?
Pour les trafiquants, ces passeurs ne sont que du consommable. Mais pour le passeur, le risque est absolu.
- La rupture d’un seul ovule libère une dose massive de drogue dans le sang.
- La mort survient en quelques minutes, souvent dans d’atroces souffrances, sans que personne ne puisse intervenir en plein vol.
La justice frappe fort
Le tribunal de Saint-Denis n’a pas fait de cadeaux. Les peines de prison ferme sont tombées, assorties d’amendes douanières se chiffrant en dizaines de milliers d’euros. L’objectif est clair : casser le recrutement de ces « mules », souvent des jeunes en difficulté financière, attirés par l’appât du gain mais qui finissent par tout perdre : leur liberté, et parfois leur vie.
« Pour 2000 ou 3000 euros, ils acceptent de devenir des cercueils volants. Le prix de la vie humaine n’a jamais été aussi bas pour les dealers. »





















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