Dix ans après sa disparition, la voix d’Hervé Imare résonnera à nouveau à Basse-Terre. Les 4, 5 et 6 septembre 2026, la placette située à proximité de la CASE de Basse-Terre accueillera la 8e édition du Festival Maloya. Une édition particulière, placée sous le signe de la mémoire, de la transmission et des 30 ans d’engagement culturel de l’association Simangavol.
Le maloya est une musique qui se vit, se transmet et se souvient. Pour sa huitième édition, le Festival Maloya de Saint-Pierre choisit de rendre hommage à une figure profondément attachée à l’histoire musicale réunionnaise : Hervé Imare, disparu en mai 2016.
Dix ans après sa disparition, c’est dans son quartier de Basse-Terre que sa mémoire sera célébrée. Un choix hautement symbolique pour l’association Simangavol, qui fête également cette année 30 années d’engagement en faveur de la culture et de la transmission artistique.
Hervé Imare, une voix qui appartient à la mémoire réunionnaise
Né à Saint-Pierre en 1946, Hervé Imare a marqué plusieurs générations par sa voix singulière et son interprétation du patrimoine musical réunionnais.
Parmi les titres qui ont contribué à inscrire son nom dans la mémoire collective, La Rosée su feuilles songe, écrit par Alain Péters, reste particulièrement emblématique. Il a également interprété Ti femm’ là, sur un texte de Jean Albany.
À travers cet hommage, le Festival Maloya ne cherche donc pas uniquement à faire revivre des souvenirs. Il entend surtout faire découvrir cet héritage aux nouvelles générations et rappeler que la musique réunionnaise s’est construite grâce à des artistes qui ont contribué à faire évoluer et rayonner notre identité culturelle.
30 ans de Simangavol : transmettre pour faire vivre
Cette édition prend une dimension supplémentaire avec les 30 ans de l’association Simangavol.
Depuis trois décennies, l’association œuvre autour de la culture réunionnaise et de sa transmission. Le festival constitue ainsi un prolongement naturel de cette démarche : réunir les générations autour du maloya, faire découvrir les instruments traditionnels et permettre aux plus jeunes de s’approprier un patrimoine qui leur appartient.
Pendant trois jours, Basse-Terre deviendra ainsi un véritable espace de rencontres et de vibrations.
Trois jours de maloya, de transmission et de partage
Concerts, rencontres, ateliers et découvertes rythmeront ces trois journées.
Le public pourra notamment découvrir ou redécouvrir les instruments traditionnels qui constituent l’âme du maloya, parmi lesquels le roulèr, le kayamb et le pikèr.
Au-delà des concerts, le festival souhaite également créer des moments de transmission et d’échange autour de l’œuvre et de l’héritage d’Hervé Imare.
Une manière de rappeler que le maloya n’est pas seulement une musique à écouter : c’est une culture qui se partage, une histoire qui se raconte et un patrimoine qui continue de vivre lorsqu’il est transmis.
Un festival populaire et gratuit
Fidèle à son esprit de proximité et de partage, le Festival Maloya sera entièrement gratuit.
Que l’on soit passionné de maloya, amateur de musique réunionnaise ou simplement curieux de découvrir cet univers, ces trois journées seront l’occasion de venir écouter, danser, échanger et surtout participer à cette mémoire collective.
À Basse-Terre, dix ans après la disparition d’Hervé Imare, sa voix ne sera donc pas seulement évoquée : elle continuera de vivre à travers la musique, les artistes et le public.
📍 Informations pratiques
Festival Maloya – 8e édition
- 📅 Vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 septembre 2026
- 📍 Placette de Basse-Terre, à proximité de la CASE de Basse-Terre(CASE de Basse-Terre : 2 rue Youri Gagarine, 97410 Saint-Pierre)
- 🎟️ Entrée libre et gratuite
- Trois jours pour faire vivre le maloya, célébrer un artiste disparu et transmettre une mémoire qui appartient à toute La Réunion.






















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