C’est un sentiment complexe, un mélange de « la ferveur » et de « la déception ». Aujourd’hui, être Réunionnais, c’est porter en soi une culture immense, mais c’est aussi faire face à une réalité de plus en plus lourde. Entre le coût de la vie qui s’envole et la peur de perdre notre identité, le moral du péi est à l’épreuve. On fait le point sur ce qui fait vibrer — et trembler — La Réunion aujourd’hui.
Par la rédaction de Journal.re
La Fierté : Le drapeau dans le cœur
Qu’on soit à Saint-Denis, à Paris ou au bout du monde, le Réunionnais n’oublie jamais d’où il vient. Notre fierté, c’est notre métissage unique, notre capacité à vivre ensemble quand le reste du monde se déchire. C’est la réussite de nos sportifs, de nos artistes et de cette cuisine que le monde entier commence enfin à nous envier. En 2026, le hashtag #Team974 n’est pas qu’une mode, c’est un bouclier culturel.
La Fatigue : Le porte-monnaie et les embouteillages
Mais derrière la carte postale, la fatigue s’installe.
- La vie chère : Faire ses courses est devenu un sport de combat. Le « prix la cour » devient un luxe.
- L’asphyxie : Des heures perdues dans les bouchons sur la Route du Littoral ou dans l’Est.
- Le sentiment d’oubli : On a parfois l’impression que les décisions qui nous concernent sont prises à 10 000 km, sans comprendre la réalité de notre terrain.
L’Espoir : Une jeunesse qui ne veut plus se taire
Pourtant, La Réunion ne baisse pas les bras. L’espoir vient de cette nouvelle génération qui refuse de choisir entre partir et subir. Des jeunes entrepreneurs, des agriculteurs bio qui reviennent à la terre, des créateurs qui utilisent le numérique pour faire briller l’île. On ne veut plus seulement être une destination touristique, on veut être un modèle de résilience.
« Nou lé pas plus, nou lé pas moins, mais nou lé là ! » —






















0 Comments