Depuis plusieurs semaines, une information tourne massivement sur Facebook, WhatsApp et TikTok : les propriétaires devraient payer 100 € par an pour un chien et 80 € pour un chat dès 2026.
Sur une île où les animaux de compagnie font presque partie de la famille, la rumeur inquiète… mais qu’en est-il réellement ?
Aucune taxe nationale votée en France
Après vérification, aucune loi française n’a instauré de taxe obligatoire sur les animaux domestiques à ce jour, ni en métropole ni à La Réunion.
Cette annonce virale vient d’anciennes propositions politiques évoquées ces dernières années pour lutter contre l’abandon des animaux. Elles n’ont jamais été adoptées par le Parlement.
Le fichier I-CAD — souvent cité dans les publications — n’est pas un service de taxation.
Il sert uniquement à identifier les animaux grâce à la puce électronique, afin de retrouver un propriétaire en cas de perte ou d’abandon.
Ce que les propriétaires doivent vraiment payer aujourd’hui
S’il n’existe pas de taxe annuelle, posséder un animal reste un engagement financier réel.
Les obligations actuelles :
- Identification (puçage) obligatoire : environ 60 à 80 € une seule fois
- Amende possible jusqu’à 750 € si l’animal n’est pas identifié
- Vaccins et soins courants : environ 50 à 100 € par an
À La Réunion, plusieurs programmes publics et associatifs aident les propriétaires :
- campagnes de stérilisation subventionnées,
- opérations « mi puce mi stérilise mon zanimo »,
- actions de la SPA et d’associations locales.
Pourquoi la rumeur inquiète autant sur l’île
La Réunion compte un très grand nombre d’animaux domestiques et surtout un problème chronique d’abandon.
Chaque année, les refuges accueillent des milliers de chiens et chats.
Dans ce contexte économique difficile, beaucoup de familles craignent qu’une taxe supplémentaire pénalise les foyers modestes plutôt que de régler le problème.
Pour l’instant, les autorités privilégient la prévention : identification, stérilisation et responsabilisation des propriétaires, plutôt qu’une fiscalité nationale.
Et les taxes locales ?
Attention : certaines communes peuvent appliquer des mesures locales ponctuelles (frais pour chiens errants, fourrière, réglementation spécifique), mais cela n’a rien à voir avec une taxe nationale obligatoire sur tous les animaux.
En résumé :
👉 En février 2026, la taxe annuelle obligatoire sur les chiens et chats n’existe pas.
Une question qui pourrait revenir
Même si la rumeur est fausse aujourd’hui, le débat reste ouvert.
Entre protection animale, surpopulation et saturation des refuges, la France réfléchit régulièrement à de nouvelles mesures.
Si une réforme voyait un jour le jour, elle viserait probablement d’abord les élevages non déclarés ou les abandons répétés plutôt que les particuliers.





















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