Le préfet de La Réunion a signé un arrêté qui interdit les rassemblements de personnes, de véhicules et d’engins motorisés organisés pour des manœuvres susceptibles de troubler l’ordre public. Les organisateurs risquent jusqu’à trois ans de prison et 75 000 euros d’amende. À Saint-Denis, la mairie a déposé plainte contre X après les violences de la nuit du dimanche 13 au lundi 14 septembre.
Trois ans de prison et 75 000 euros d’amende
La préfecture a annoncé vendredi 18 septembre la signature d’un arrêté interdisant les rassemblements de personnes, de véhicules et d’engins motorisés organisés pour réaliser des manœuvres ou des performances susceptibles de troubler l’ordre public. Le texte ne vise pas la circulation ordinaire, mais bien les regroupements dont le but affiché est la démonstration : voitures, deux-roues, quads et autres engins motorisés.
La sanction est lourde et clairement affichée. Toute personne qui organise un rassemblement en violation de cet arrêté s’expose à trois ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende, précise la préfecture.
Ces rassemblements, que l’on appelle souvent rodéos, ne datent pas d’hier à La Réunion. La question de leur interdiction dans les quartiers avait déjà été posée l’an dernier, sans qu’un texte de ce type soit pris.
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La mairie de Saint-Denis porte plainte contre X
Vendredi matin, lors d’une conférence de presse, la maire de Saint-Denis Ericka Bareigts a annoncé le dépôt d’une plainte contre X avec constitution de partie civile. Objectif affiché : que soit examinée la responsabilité des représentants légaux des mineurs impliqués dans les violences urbaines.
Concrètement, la commune se porte partie au dossier, ce qui lui permet de suivre la procédure et de demander des comptes, y compris aux parents des mineurs concernés. La démarche prolonge celle engagée quelques heures plus tôt par la municipalité, qui avait déjà interpellé publiquement les familles.
Plusieurs mineurs ont été interpellés après la nuit de violences. Leur participation aux faits n’est pas établie à ce stade par la justice, et la plainte de la mairie ne préjuge pas des suites qui seront données au dossier.
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Le Mail du Chaudron quadrillé jeudi soir
Sur le terrain, la réponse est déjà visible. Jeudi soir, une importante opération de sécurisation a été menée au Mail du Chaudron, à Saint-Denis. Une cinquantaine de policiers et de gendarmes ont été mobilisés pour des contrôles qui devaient se poursuivre une partie de la soirée. Le préfet Patrice Latron s’est rendu sur place en fin de journée.
Cette opération intervient après une nuit particulièrement tendue dans plusieurs quartiers de la commune. Dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 septembre, des affrontements ont éclaté au Chaudron, dans le Bas de la rivière et aux Camélias. Des poubelles ont brûlé sur la chaussée et des caméras de vidéosurveillance ont été détruites.
L’arrêté préfectoral est désormais en vigueur, et les contrôles engagés au Mail du Chaudron devaient se prolonger dans la soirée de jeudi.





















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