Le rapporteur public du tribunal administratif de Saint-Denis a demandé jeudi 24 septembre 2026 l’annulation de l’élection municipale de Joé Bédier à Saint-André, remportée en mars avec seulement 34 voix d’avance. Les juges rendront leur décision dans quelques jours.
34 voix d’écart, un recours des frères Virapoullé
C’est un écart minuscule qui a valu à Joé Bédier de s’installer dans le fauteuil de maire de Saint-André. Le 22 mars, il l’avait emporté avec seulement 34 voix d’avance sur ses adversaires. Un écart que les frères Jean-Marie et Laurent Virapoullé, candidats malheureux, ont décidé de contester devant le tribunal administratif de Saint-Denis.
Ce jeudi, le rapporteur public a suivi leur argumentation et a formellement demandé l’annulation du scrutin. Son avis pèse lourd dans ce type de dossier, même s’il ne lie pas les juges, qui restent libres de le suivre ou non. La décision du tribunal est attendue dans quelques jours.
Ce que change une annulation éventuelle
Rien n’est joué. Le tribunal peut valider comme invalider l’élection, et les deux camps préparent déjà la suite. Si la juridiction administrative annule le scrutin, Joé Bédier disposera d’un mois pour se pourvoir devant le Conseil d’État. Dans le cas inverse, ce sont les frères Virapoullé qui auront le même délai pour faire appel.
Ce calendrier judiciaire intervient dans une commune déjà éprouvée politiquement. L’an dernier, la majorité municipale avait traversé une crise ouverte, avec le retrait des délégations à deux adjoints et une ambiance tendue en conseil municipal.
À Saint-André, un troisième tour devant les juges n’aurait rien d’une formalité : la ville a déjà connu un face-à-face électoral tendu lors de ces municipales de mars.
Un dossier à suivre pour les habitants
Pour les Saint-Andréens, l’enjeu dépasse la seule personne du maire. Une annulation pure et simple de l’élection municipale entraînerait une nouvelle élection dans la commune, avec tout ce que cela suppose de campagne, de dépenses et d’incertitude sur la continuité des projets et du fonctionnement des services.
En attendant, la mairie continue de tourner et Joé Bédier reste en fonction. La décision des juges du tribunal administratif de Saint-Denis est donc le prochain rendez-vous : elle fixera, pour plusieurs mois, le cadre politique de Saint-André.
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