Face au manque de donneurs de gamètes, l'Agence de la biomédecine intensifie sa mobilisation à la Réunion en lançant, en septembre, sa campagne #FaitesDesParents. Cette initiative s'ouvre sur la publication du Baromètre 2026 de l'Agence de la biomédecine consacré à la perception des Français sur le don de gamètes et intervient à un moment symbolique : cinq ans après la promulgation de la loi de bioéthique de 2021, qui a élargi l'accès à l'assistance médicale à la procréation (AMP) aux couples de femmes et aux femmes non mariées. Une évolution majeure qui a profondément transformé les besoins en dons de gamètes et rend la mobilisation plus essentielle que jamais. À la Réunion, les besoins en dons de gamètes demeurent importants pour permettre aux personnes en attente de concrétiser leur projet parental.
Des Réunionnais sensibilisés au don de gamètes, mais une mobilisation encore insuffisante
Les résultats du baromètre 2026 de l'Agence de la biomédecine révèlent que le don de gamètes bénéficie aujourd'hui d'une adhésion largement majoritaire au niveau national : près de huit Français sur dix (76 %) se déclarent favorables à cette démarche solidaire et 77 % indiquent en avoir déjà entendu parler. Une dynamique qui se retrouve également à La Réunion, où63 % des habitants déclarent avoir déjà entendu parler du don de gamètes et 59 % se disent favorables à cette démarche. Par ailleurs, 40 % des Réunionnais estiment aujourd'hui être suffisamment informés sur le sujet. Ces résultats montrent que les efforts de sensibilisation doivent encore se poursuivre pour encourager l’engagement pour le don.
Cette adhésion ne se traduit toutefois pas encore par un nombre suffisant de donneurs et de donneuses. Les résultats du baromètre 2026 montrent que, parmi les personnes favorables au don de gamètes, le nombre de celles qui se disent prêtes à faire un don de spermatozoïdes ou d'ovocytes, est homogène entre l’hexagone, la Guadeloupe et la Réunion (environ 54 %). Pour autant, le nombre de dons reste insuffisant. Le baromètre souligne que l'information et la sensibilisation constituent les principaux leviers pour encourager l'engagement : 77 % des répondants estiment qu'une meilleure information sur le don de gamètes et ses enjeux les inciterait à entamer des démarches.
Cinq ans après la promulgation de la loi de bioéthique de 2021, qui a ouvert l’AMP aux couples de femmes et aux femmes non mariées, les besoins en dons de gamètes demeurent importants.À La Réunion, en 2024, 8 donneuses d'ovocytes (contre 11 en 2023) et 7 donneurs de spermatozoïdes (contre 9 en 2023) ont été enregistrés.Cette diminution rappelle la nécessité de poursuivre les efforts de sensibilisation afin d'encourager de nouveaux donneurs et donneuses à s'engager. À fin 2024, 540 personnes étaient inscrites sur liste d'attente à la Réunion pour bénéficier d'une AMP avec don de gamètes. Ces besoins rendent indispensable la poursuite de la mobilisation afin de recruter de nouveaux donneurs et donneuses et de pouvoir disposer de gamètes présentant des caractéristiques physiques (couleur de peau, des cheveux, des yeux, etc.) représentatives de la diversité de la population réunionnaise.
Une campagne digitale et de terrain pour mieux informer et lever les freins au don
C'est dans ce contexte que l'Agence de la biomédecine déploie, en septembre, la troisième édition de sa campagne#FaitesDesParentsà la Réunion. Son objectif : mieux faire connaître le don de gamètes, répondre aux interrogations du grand public et encourager de nouveaux donneurs et donneuses à franchir le pas.
Celle-ci prévoit notamment des opérations de distribution de flyers à l’occasion de plusieurs événements grand public, parmi lesquels la Marche des Visibilités en mai dernier, la course Tropica’Dingue, ainsi que différents marchés locaux. La campagne s'appuiera également sur un plan média comprenant la diffusion de spots radio et audio, de contenus vidéo sponsorisés sur les réseaux sociaux ainsi qu'une campagne de display. Les publications seront également relayées sur les comptes Instagram de l'Agence de la biomédecine,@jedonnemesovocyteset@jedonnemespermatozoides. Enfin, une campagne d'influence sur les reseaux sociaux sera menée en collaboration avec les créateurs de contenus réunionnaisÉmilie GrondinetLe Couple en LuetAzuima Issa, afin de sensibiliser le grand public au don de gamètes.
Une démarche généreuse et solidaire
Donner ses gamètes, c’est permettre à des personnes pour qui ce n’est pas possible naturellement de devenir parents, de concrétiser leur projet. À La Réunion comme ailleurs, les conditions pour donner sont simples : il faut être âgé de 18 à 37 ans inclus pour les femmes, de 18 à 44 ans inclus pour les hommes et être en bonne santé.
Depuis la loi de bioéthique de 2021, les futurs enfants issus d’un don peuvent, à leur majorité, accéder à l’identité et à des données non identifiantes de leur donneur ou donneuse (caractéristiques physiques, motivations au don, etc.), s’ils le souhaitent.
À La Réunion, les donneurs et donneuses sont accompagnés tout au long de leur démarche par les équipes du centre de don du CHU Sud Réunion. Ce centre constitue le principal point de contact pour toute personne souhaitant donner ses gamètes à proximité :
Centre de don du CHU Sud Réunion
Pavillon 10 CHU Sud – Avenue François Mitterrand
97448 Saint-Pierre
Rendez-vous sur les 2 comptes Instagram de l’Agence de la biomédecine@jedonnemesovocyteset@jedonnemesspermatozoideset les 2 sites internet de référencesdu don de gamètes restentdondovocytes.fretdondespermatozoides.fr
[1]Étude réalisée par Viavoice pour l’Agence de la Biomédecine : Terrain téléphonique réalisé du 30 mars au 17 avril 2026 sur un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Représentativité assurée par la méthode des quotas.


















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