À La Réunion, l’équipe scientifique de Globice doit procéder cette semaine, lorsque les conditions le permettront, à la pose de balises acoustiques externes sur des baleines à bosse. L’opération sera menée à bord du bateau Electra, piloté par des agents de l’Office français de la biodiversité.
Fixées temporairement sur le dos des cétacés à l’aide de ventouses, les balises resteront quelques heures avant de se détacher. Elles enregistreront différents paramètres liés aux déplacements et au comportement des baleines, notamment leur profondeur de plongée, leur orientation, leurs accélérations et leur trajectoire.
Les dispositifs disposent également d’un hydrophone, permettant d’enregistrer les sons sous-marins. Les chercheurs pourront ainsi mettre en relation les comportements observés avec les sons présents dans l’environnement : chants de mâles, vocalisations entre individus, bruit des bateaux ou autres perturbations sonores.
Mesurer l’impact réel des activités humaines
L’objectif est de mieux déterminer si les interactions avec les embarcations et le bruit sous-marin modifient réellement le comportement des baleines. Les données recueillies doivent notamment permettre d’étudier les temps de repos et les dépenses énergétiques des animaux.
Une attention particulière sera portée aux femelles accompagnées de leur baleineau. Selon Globice, ces mères sont particulièrement vulnérables en raison du coût énergétique de la gestation, de l’allaitement et de la migration.
Ces recherches doivent contribuer à mieux définir les conditions nécessaires à la tranquillité des baleines sur leur site de reproduction à La Réunion.
L’opération s’inscrit dans le projet QWIO (Quieter Western Indian Ocean), mené par la Wildlife Conservation Society. Globice pilote les études consacrées aux Mascareignes sur les effets du bruit sous-marin sur la mégafaune marine. Le programme est mené avec l’Office français de la biodiversité et la Curtin University à Maurice, au sein du laboratoire COEST.
Le communiqué précise que ces opérations bénéficient d’autorisations spécifiques de l’État, de la Préfecture de La Réunion et de la Réserve naturelle marine de La Réunion, après des avis favorables du comité d’éthique et du conseil scientifique de la Réserve.
Sources : Globice, Office français de la biodiversité, QWIO, Wildlife Conservation Society, Curtin University.





















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