Liquidation de l'AREP : Demain La Réunion alerte sur le monde associatif
par Jean-Marc Grondin
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Après la liquidation judiciaire de l'AREP, le parti Demain La Réunion interpelle l'État, la Région, le Département et les intercommunalités. Il réclame des financements pluriannuels et sécurisés pour les associations, et refuse que l'éducation populaire devienne une variable d'ajustement budgétaire.
Des salariés et des publics fragilisés
La liquidation judiciaire de l'AREP suscite « une vive inquiétude et une profonde incompréhension » chez Demain La Réunion. Le parti de Saint-André mesure d'abord les conséquences humaines : des salariés confrontés à l'incertitude, des publics accompagnés fragilisés et des actions essentielles à la vie sociale aujourd'hui menacées.
Pour DLR, ce dossier ne peut pas être rangé dans la case des accidents isolés. Il révèle, selon le parti, une fragilisation plus large du monde associatif réunionnais, qui impose une prise de conscience des pouvoirs publics.
Le constat de terrain porté par le MAR
L'alerte du MAR est reprise par Demain La Réunion : de nombreuses associations seraient aujourd'hui en souffrance, prises entre la raréfaction des financements, l'instabilité des dispositifs de soutien et des charges de plus en plus lourdes à assumer.
Un constat qui rejoint un débat déjà vif dans l'île sur la dépendance des structures aux dispositifs d'aide et sur la capacité des acteurs locaux à construire leurs propres modèles. DLR en tire une conclusion politique : l'éducation populaire et l'économie sociale et solidaire ne sont pas des lignes que l'on peut réduire pour équilibrer un budget.
Le parti rappelle ce que recouvre cette notion : apprendre tout au long de la vie, partout et avec tout le monde. Il y voit un levier d'esprit critique, de participation citoyenne et d'émancipation, mais aussi un pilier de la cohésion sociale, de l'insertion et du développement des territoires.
Quatre demandes adressées aux pouvoirs publics
Demain La Réunion appelle l'État, la Région, le Département, les intercommunalités et l'ensemble des partenaires concernés à agir de manière concertée. « Il est temps de passer des discours aux actes », écrit le parti, qui formule quatre demandes : soutenir concrètement les associations en difficulté, garantir des financements pluriannuels et sécurisés, reconnaître pleinement l'économie sociale et solidaire, et renforcer le dialogue avec les acteurs associatifs.
Cette exigence de visibilité pluriannuelle renvoie à une difficulté bien connue des structures associatives, dont les budgets se construisent souvent année après année, sans garantie sur l'emploi ni sur la continuité des actions engagées.
DLR réaffirme enfin son soutien aux salariés touchés et aux acteurs de l'éducation populaire, et appelle les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités pour préserver des structures qu'il juge indispensables à la cohésion sociale et au dynamisme du territoire.
Ce qu'il faut retenir
Une liquidation qui met en lumière la situation financière de tout un secteur associatif à La Réunion. Un parti qui demande des financements pluriannuels plutôt que des soutiens ponctuels. Et quatre interlocuteurs nommés : l'État, la Région, le Département et les intercommunalités, désormais attendus sur leurs engagements.