Attendre devant une école, faire un arrêt rapide chez le boulanger ou laisser la climatisation allumée quelques minutes… Ces situations du quotidien peuvent sembler anodines. Pourtant, en France, laisser tourner le moteur de son véhicule à l’arrêt est strictement interdit et peut entraîner une amende de 135 euros.
Une interdiction inscrite dans le Code de la route
L’article R318-1 du Code de la route, issu d’un arrêté ministériel de 1963, impose aux automobilistes de couper leur moteur lorsqu’ils sont à l’arrêt ou stationnés. L’objectif est clair : limiter la pollution, les nuisances sonores et protéger la santé publique.
En cas d’infraction, il s’agit d’une contravention de 4ᵉ classe, sanctionnée par une amende forfaitaire de 135 €, pouvant être majorée jusqu’à 375 €. Aucun point n’est toutefois retiré du permis.
Des raisons écologiques…
Selon l’ADEME, le trafic routier est l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre en France. Un moteur qui tourne à l’arrêt continue de rejeter des polluants nocifs pour l’environnement et la santé, notamment dans les zones sensibles comme les écoles, centres-villes et quartiers résidentiels.
C’est pourquoi de nombreuses communes renforcent aujourd’hui les contrôles dans ces secteurs.
… mais aussi économiques
Un moteur allumé consomme du carburant, même à l’arrêt. À titre d’exemple, un moteur de grosse cylindrée peut brûler plus de deux litres de carburant par heure au ralenti. Une dépense inutile, qui explique aussi le développement des systèmes Start & Stop, coupant automatiquement le moteur lors des arrêts prolongés.
Des exceptions limitées
La réglementation prévoit toutefois quelques exceptions, notamment lors des démarrages à froid ou pour des raisons techniques ou de sécurité. Ces situations sont appréciées au cas par cas par les forces de l’ordre.
👉 En résumé : couper son moteur à l’arrêt, c’est éviter une amende, réduire sa consommation de carburant et adopter un geste simple mais utile pour l’environnement.





















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